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 FAQ : la Cirrhose Biliaire Primitive

Hôpital Saint Antoine
Service d'Hépatologie
Bât. J. Caroli - 8ème étage
184, rue du Fg Saint Antoine
75571 PARIS CEDEX 12

 
Traitement
 

Le traitement de fond comprend donc l'acide ursodésoxycholique. Ce médicament a la propriété de diminuer considérablement l'inflammation des voies biliaires et bloque l'évolution de la maladie, donc empêche la destruction des canaux biliaires et le bouleversement de l'architecture du foie  chez la majorité des patients.

Ce traitement est d'autant plus actif qu'il est donné tôt au stade 1 et au stade 2 de la maladie. L'acide ursodésoxycholique est un produit naturel qui normalement se trouve en très petite quantité dans notre foie. Avec ce traitement, cet acide biliaire va représenter la majorité des acides biliaires de notre foie et de notre organisme (plus de 50 %).

Le mécanisme d'action de ce médicament est très complexe et ne peut être détaillé ici. Je demande aux lecteurs de se référer aux articles scientifiques s'ils le souhaitent. Le traitement doit être pris toute la vie et de façon continue (il s'agit du principal inconvénient de ce traitement). Autrement dit, ce médicament permet de stopper l'évolution de la maladie mais ne permet pas de guérir le processus pathologique à l'origine de la maladie.

Des conseils doivent être donnés également pour débuter et pour surveiller le traitement. Lorsque celui-ci est débuté, il doit être pris de façon progressive, c'est à dire pendant la première et deuxième semaine, 200 à 250 mg/jour, au moment des repas, en augmentant progressivement les doses jusqu'à la dose de 15 mg/kg/jour au bout de 2 à 3 mois de traitement.

Lorsqu'il existe des démangeaisons, l'acide ursodésoxycholique doit être associé à la Rifampicine, médicament ayant une action spécifique sur les démangeaisons de la cirrhose biliaire primitive. La dose doit être comprise entre 300 et 600 mg/jour pendant un à deux mois. Simultanément, le traitement par l'acide ursodésoxycholique est pris à doses progressives et croissantes. Dans ces conditions, il est exceptionnel que le prurit ou les démangeaisons persistent.

La surveillance du traitement peut se faire par le dosage du médicament dans le sang grâce à une chromatographie des acides biliaires. Malheureusement, cet examen  n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale dans certains laboratoires. Il peut être pris en charge gratuitement dans certains centres hospitaliers universitaires. Ce dosage permet de savoir si l'absorption du médicament et la dose est optimale. Cet examen est fait systématiquement à l'hôpital Saint-Antoine et répété tous les ans afin de vérifier que la dose ne doit pas être modifiée.

 Comment juger de l'efficacité du médicament ? Le médicament est actif lorsque les démangeaisons ont disparu, lorsque la fatigue - si elle existe - est améliorée et lorsque les tests hépatiques redeviennent à la normale ou presque normaux.
On estime que le traitement est actif lorsque la bilirubinémie est inférieure à 17 µmol/l, que les phosphatases alcalines sont inférieures à 2,5 fois la limite supérieure de la normale, et que les transaminases sont normales ou sub-normales. Ce but est généralement atteint après 6 mois-1 an de traitement, ce résultat doit être maintenu et vérifié tous les six mois par des dosages sanguins.

 Il est recommandé également de vérifier que l'inflammation des voies biliaires s'est améliorée voire, a disparu sur un nouvel examen biopsique du foie 2 ans après l'institution du traitement. En effet, s'il persiste des lésions inflammatoires significatives, cela peut être l'indication d'un traitement anti-inflammatoire plus important comprenant la prise de Budésonide et d'immunosuppresseurs, soit l'Azathioprine (Imurel) ou mieux maintenant le Mycophénolate mofétil (Cellcept). 

L'hypercholestérolémie

Le traitement de l'hypercholestérolémie ne doit être proposé que lorsque l'élévation du cholestérol porte sur le mauvais cholestérol c'est à dire le LDL cholestérol et lorsque celui-ci est à une concentration supérieure à 1,90 g/l.

Très fréquemment, l'acide ursodéxoxycholique diminue la cholestérolémie (de l'ordre en moyenne de 20 %).
Si l'hypercholestérolémie persiste, on est en droit de proposer un traitement par une statine par exemple Simvastatine, Pravastatine, etc... en commençant par des doses de 10 mg pouvant aller jusqu'à 20 mg/jour.

Traitement de l'ostéoporose

L'ostéoporose ou l'ostéopénie est assez fréquente chez les femmes après la ménopause. Le diagnostic repose sur les données de l'examen ostéodensitométrique.

Si l'ostéopénie est affirmée, il convient de vérifier la concentration sérique de la vitamine D par un dosage dit du 25OHD3. Le taux de vitamine D doit être normalisé par l'apport de vitamine D3.

L'apport de calcium doit être de l'ordre de 1 g/jour et l'apport de vitamine D a pour but de maintenir un taux de 25OHD3 entre 30 et 40 ng/ml.


 
> Transplantation hépatique

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